mardi 16 novembre 2010

Le futur d'Internet

Vingt ans et quelques milliards d’internautes plus tard, le web n’a pas fini d’évoluer. Les  sites participatifs, comme  YouTube ou Myspace, déferlent et déjà se profilent de nouveaux modes d’utilisation. Pourtant si la recherche fondamentale est encore la mère des avancées futures de la toile, l’Internet de demain devrait se résumer ainsi:

Un web sémantique
Lorsqu’on surfe sur le web, une évidence frappe : Internet est fait pour être "analysé". Sur un moteur de recherche, vous êtes obligés de faire le tri vous-mêmes en fonction des critères qui vous conviennent. Une recherche qui serait simplifiée si les pages web offraient des informations compréhensibles par un ordinateur. Un logiciel ou un site web pourraient alors chercher ces informations pour vous : à partir de vos critères,
Permettre ce type de recherche est l’une des promesses du "web sémantique", Mais la voie la plus prometteuse pour enrichir le web est sans doute celle de l’implémentation à la main" de données, certes fastidieuse, mais à terme plus féconde.

l'Internet des objets.
Dans ce monde, les objets du quotidien s’échangeraient des informations soit directement, soit via la Toile, tout comme le font aujourd’hui les ordinateurs et les terminaux portables (téléphones et PDA). Acteurs très médiatisés de l’Internet des objets, les puces RFID. Ces fameuses "étiquettes" intègrent des informations lisibles par ondes radio. La liste des applications des puces RFID est potentiellement infinie, autant culturelles que ludiques : le visiteur d’un musée trouverait une source d’informations supplémentaires grâce à des puces collées sur les œuvres ; apposée sur un DVD, une puce permettrait d’obtenir des renseignements sur le film et d’en visionner la bande-annonce…

Destiné à l’origine à mettre en relation quelques machines localisées dans des universités américaines, le réseau Internet n’a pas été conçu pour les évolutions futures, elle que la transmission de données par ondes radio via les réseaux wifi. Afin de tenir compte des évolutions techniques, il a fallu développer par la suite des protocoles de communication spécifiques qui rendent plus complexe, et donc plus fragile, le réseau.
L’une des pistes retenues par ces projets est la virtualisation des réseaux. Cette technique éprouvée en informatique permet de faire fonctionner un logiciel sur un autre matériel que celui pour lequel il a été prévu. Appliquée au réseau Internet, elle permettrait de "créer à l’intérieur d’Internet des entités qui assurent des propriétés que n’a pas le réseau," décrit François Baccelli. En somme, l’idée n’est pas de solidifier le réseau dans son ensemble, mais de créer des sous-réseaux à l’intérieur du réseau, qui, eux, seraient robustes. La technique garantirait par exemple des réseaux à "lag" réduit - le lag correspond au temps d’affichage d’une page sur le web. La chirurgie à distance, où le médecin opère un patient à des milliers de kilomètres via un robot, est l’exemple type d’une application qui bénéficierait d’un court lag.

Autre voie de recherche : les réseaux pair-à-pair. Popularisés par leur utilisation dans le cadre du piratage de musique ou de films, ils pourraient être une solution à la congestion endémique du réseau. L’idée des réseaux pair-à-pair est de multiplier les portes d’entrée aux données en répartissant celles-ci sur la Toile. un futur où tous nos appareils reliés à Internet (modem ADSL, magnétoscope numérique…) consacreraient une partie de leur capacité de stockage à l’enregistrement provisoire de données provenant du web. Ainsi réparties, les données voyageraient plus aisément, en créant moins d’embouteillage. (*)

Mais l’Internet de demain à aussi un impératif à respecter. L’interaction entre l’homme et la machine. C'est donc naturellement que l'avenir de l'internet passera  inévitablement par l'évolution de nos interfaces, et par des environnements en trois dimensions. La société Linden Lab l'a bien anticipé depuis déjà plusieurs années avec Second Life.
Techniquement, la mutation de l'internet en 3D est déjà en marche et le Web 3.0 devrait voir le jour grâce au projet WebGL avancé par un consortium qui regroupe à la fois des éditeurs de navigateurs (Google, Mozilla, Opera) comme des fabricants de puces (Intel, AMD, ARM, Nvidia). WebGL propose au sein d’une page web, de lier du contenu à la carte graphique par javascript et une version multi-plateforme d’OpenGL. Un standard fonctionnant sur un ordinateur comme sur des terminaux mobiles. L’industrie est en marche pour faire de la 3D dans un navigateur à partir de la carte graphique quel que soit le terminal. Apple et son iPhone, Microsoft avec Windows Mobile, Linux, Nokia avec Symbian, ou encore Google avec Andoid. 

Il est à parier et ce n’est pas une mauvaise chose que ces avancées plus ou moins inéluctables, fasse réagir les défenseurs des libertés individuelles. Les différents projets des géants de la communication, du web, leur rapprochement, sont rarement dénuées d’intérêts commerciaux. (Rarement... ?)  La petite vidéo que je joins à cet article sans être prophétique, n’est pourtant peut-être pas à regarder en toute naïveté.(**)







samedi 13 novembre 2010

Un esprit de liberté

Commencer un nouveau blog peut parfois s'apparenter à se retrouver devant une page blanche. Si la plus part du temps les idées sont là, les mettre en forme n'est pas toujours aussi simple qu'il y parait. Choisir les nouvelles que l'on a décidé de développer. En effet si l'on résume l'exercice, on en arrive rapidement à une conclusion, comme si l'intérêt que porteront les lecteurs espérés ne dépendait que de cette unique action.
A ne pas en douter, nous n'aurons (Hélas !?) que très rarement à traiter ce genre de nouvelle. Ce n'est ni l'objet, ni la destination des news que nous voulons écrire.

Dans cette perspective, celui que j'ai décidé de présenter pour ouvrir ce blog, sera à n'en pas douter une lueur d'espoir pour beaucoup d'hommes et de femmes. Nous n'aurons pas la présomption de croire qu'elle apportera une quelconque notoriété à ce blog, mais peut-être la faiblesse de penser qu'elle portera chance.

Le 13 novembre 2010 restera une date historique. Puisqu’elle marque la fin de l'assignation à résidence d'Aung San Suu Kyi. Mais sans doute un petit historique s'impose:
Fille du général Aung San (leader de la libération birmane et dirigeant national assassiné en 1947) et de la diplomate Daw Khin Kyi, Aung San Suu Kyi est née le 19 juin 1945 à Rangoon, juste avant que la Birmanie ne se libère de la tutelle colonisatrice de la Grande-Bretagne
Influencée par la philosophie et les idées du Mahatma Gandhi et de Martin Luther King.Son engagement, non violent, en faveur de la mise en place d'un régime démocratique lui vaut un grand succès auprès de la population. Ce succès va amener, en 1989, la junte militaire au pouvoir à assigner Suu Kyi à domicile afin de diminuer son influence, Le 20 juillet 1989, Aung San Suu Kyi est arrêtée. Les militaires lui offrent le choix entre quitter la Birmanie ou être emprisonnée. Elle décide de rester dans son pays et sera assignée à résidence dans sa villa.
Mais cette mesure ne va pas empêcher la LND de remporter presque 80% des sièges lors des élections de 1990. Les militaires au pouvoir vont refuser le résultat démocratique sorti des urnes.
De sa résidence surveillée, Aung San Suu Kyi continue de lutter pour la paix et l'indépendance du pays, écrivant plusieurs discours et livres politiques. Elle devient aux yeux du monde la figure emblématique de l'opposition birmane à la dictature militaire. En 1990, elle reçoit le Prix Rafto pour les droits humains, puis en 1991 successivement le Prix Sakharov pour la liberté de pensée et le Prix Nobel de la paix. Avec l'argent du Prix Nobel (1,3 millions de dollars), elle crée un fonds pour un système de santé et d'éducation populaire.
En juillet 1995, Aung San Suu Kyi est libérée de sa détention surveillée mais elle sait que si elle quitte la Birmanie, pour rendre par exemple visite à ses enfants qui vivent avec leur père en Grande-Bretagne, elle ne pourra plus revenir. Le gouvernement multiplie les tracasseries administratives à son encontre, cherchant à lui faire quitter le pays, notamment lorsque son mari décède en 1999 à Londres. Interdite d'activité politique, elle est arrêtée à plusieurs reprises, emprisonnée de septembre 2000 à mai 2002, relâché sous pression des Nations Unies, puis ré emprisonnée en 2003.
Le prix Olof Palme pour les Droits de l'homme lui est décerné en 2005. La junte militaire birmane prolonge tous les semestres son assignation à résidence malgré ses graves problèmes de santé. Tous ses moyens de communication (téléphone, courrier, internet, etc.) sont filtrés ainsi que ses éventuels visiteurs. Aucun étranger ne peut la rencontrer. Seul lauréat du prix Nobel de la paix emprisonné au monde". En septembre de la même année, elle sort brièvement pour saluer devant sa maison des moines bouddhistes qui manifestent contre le pouvoir en place, puis elle est de nouveau mise en prison et de nouveau réassignée à résidence.
Aujourd'hui, une semaine après un simulacre d'élections remportées par le Parti de la Solidarité et du Développement de l'Union (USDP, une émanation des militaires au pouvoir) -- Aung San Suu Kyi est remise en liberté par le général Than Shwe.

Intimement convaincu qu'il ne peut exister de création ou de progrès sans une réelle liberté, nous avons donc choisi pour ce 1er billet de saluer à notre façon cette héroïne qui au delà des soutiens, politiques, artistiques, intellectuels, qu'elle a pu recevoir au long de sa vie de dissidente, aura certainement une pensée pour les milliers d'internautes qui l'auront encouragé ou soutenu et pour cette toile qui au delà des frontières et des interdits, se tisse inexorablement, et qu'à notre façon nous souhaitons toujours libre.

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