Commencer un nouveau blog peut parfois s'apparenter à se retrouver devant une page blanche. Si la plus part du temps les idées sont là, les mettre en forme n'est pas toujours aussi simple qu'il y parait. Choisir les nouvelles que l'on a décidé de développer. En effet si l'on résume l'exercice, on en arrive rapidement à une conclusion, comme si l'intérêt que porteront les lecteurs espérés ne dépendait que de cette unique action.Dans cette perspective, celui que j'ai décidé de présenter pour ouvrir ce blog, sera à n'en pas douter une lueur d'espoir pour beaucoup d'hommes et de femmes. Nous n'aurons pas la présomption de croire qu'elle apportera une quelconque notoriété à ce blog, mais peut-être la faiblesse de penser qu'elle portera chance.
Le 13 novembre 2010 restera une date historique. Puisqu’elle marque la fin de l'assignation à résidence d'Aung San Suu Kyi. Mais sans doute un petit historique s'impose:
Fille du général Aung San (leader de la libération birmane et dirigeant national assassiné en 1947) et de la diplomate Daw Khin Kyi, Aung San Suu Kyi est née le 19 juin 1945 à Rangoon, juste avant que la Birmanie ne se libère de la tutelle colonisatrice de la Grande-Bretagne
Influencée par la philosophie et les idées du Mahatma Gandhi et de Martin Luther King.Son engagement, non violent, en faveur de la mise en place d'un régime démocratique lui vaut un grand succès auprès de la population. Ce succès va amener, en 1989, la junte militaire au pouvoir à assigner Suu Kyi à domicile afin de diminuer son influence, Le 20 juillet 1989, Aung San Suu Kyi est arrêtée. Les militaires lui offrent le choix entre quitter la Birmanie ou être emprisonnée. Elle décide de rester dans son pays et sera assignée à résidence dans sa villa.
Le 13 novembre 2010 restera une date historique. Puisqu’elle marque la fin de l'assignation à résidence d'Aung San Suu Kyi. Mais sans doute un petit historique s'impose:
Fille du général Aung San (leader de la libération birmane et dirigeant national assassiné en 1947) et de la diplomate Daw Khin Kyi, Aung San Suu Kyi est née le 19 juin 1945 à Rangoon, juste avant que la Birmanie ne se libère de la tutelle colonisatrice de la Grande-Bretagne
Influencée par la philosophie et les idées du Mahatma Gandhi et de Martin Luther King.Son engagement, non violent, en faveur de la mise en place d'un régime démocratique lui vaut un grand succès auprès de la population. Ce succès va amener, en 1989, la junte militaire au pouvoir à assigner Suu Kyi à domicile afin de diminuer son influence, Le 20 juillet 1989, Aung San Suu Kyi est arrêtée. Les militaires lui offrent le choix entre quitter la Birmanie ou être emprisonnée. Elle décide de rester dans son pays et sera assignée à résidence dans sa villa.
Mais cette mesure ne va pas empêcher la LND de remporter presque 80% des sièges lors des élections de 1990. Les militaires au pouvoir vont refuser le résultat démocratique sorti des urnes.
De sa résidence surveillée, Aung San Suu Kyi continue de lutter pour la paix et l'indépendance du pays, écrivant plusieurs discours et livres politiques. Elle devient aux yeux du monde la figure emblématique de l'opposition birmane à la dictature militaire. En 1990, elle reçoit le Prix Rafto pour les droits humains, puis en 1991 successivement le Prix Sakharov pour la liberté de pensée et le Prix Nobel de la paix. Avec l'argent du Prix Nobel (1,3 millions de dollars), elle crée un fonds pour un système de santé et d'éducation populaire.
En juillet 1995, Aung San Suu Kyi est libérée de sa détention surveillée mais elle sait que si elle quitte la Birmanie, pour rendre par exemple visite à ses enfants qui vivent avec leur père en Grande-Bretagne, elle ne pourra plus revenir. Le gouvernement multiplie les tracasseries administratives à son encontre, cherchant à lui faire quitter le pays, notamment lorsque son mari décède en 1999 à Londres. Interdite d'activité politique, elle est arrêtée à plusieurs reprises, emprisonnée de septembre 2000 à mai 2002, relâché sous pression des Nations Unies, puis ré emprisonnée en 2003.
De sa résidence surveillée, Aung San Suu Kyi continue de lutter pour la paix et l'indépendance du pays, écrivant plusieurs discours et livres politiques. Elle devient aux yeux du monde la figure emblématique de l'opposition birmane à la dictature militaire. En 1990, elle reçoit le Prix Rafto pour les droits humains, puis en 1991 successivement le Prix Sakharov pour la liberté de pensée et le Prix Nobel de la paix. Avec l'argent du Prix Nobel (1,3 millions de dollars), elle crée un fonds pour un système de santé et d'éducation populaire.
En juillet 1995, Aung San Suu Kyi est libérée de sa détention surveillée mais elle sait que si elle quitte la Birmanie, pour rendre par exemple visite à ses enfants qui vivent avec leur père en Grande-Bretagne, elle ne pourra plus revenir. Le gouvernement multiplie les tracasseries administratives à son encontre, cherchant à lui faire quitter le pays, notamment lorsque son mari décède en 1999 à Londres. Interdite d'activité politique, elle est arrêtée à plusieurs reprises, emprisonnée de septembre 2000 à mai 2002, relâché sous pression des Nations Unies, puis ré emprisonnée en 2003.
Le prix Olof Palme pour les Droits de l'homme lui est décerné en 2005. La junte militaire birmane prolonge tous les semestres son assignation à résidence malgré ses graves problèmes de santé. Tous ses moyens de communication (téléphone, courrier, internet, etc.) sont filtrés ainsi que ses éventuels visiteurs. Aucun étranger ne peut la rencontrer. Seul lauréat du prix Nobel de la paix emprisonné au monde". En septembre de la même année, elle sort brièvement pour saluer devant sa maison des moines bouddhistes qui manifestent contre le pouvoir en place, puis elle est de nouveau mise en prison et de nouveau réassignée à résidence.
Aujourd'hui, une semaine après un simulacre d'élections remportées par le Parti de la Solidarité et du Développement de l'Union (USDP, une émanation des militaires au pouvoir) -- Aung San Suu Kyi est remise en liberté par le général Than Shwe.
Aujourd'hui, une semaine après un simulacre d'élections remportées par le Parti de la Solidarité et du Développement de l'Union (USDP, une émanation des militaires au pouvoir) -- Aung San Suu Kyi est remise en liberté par le général Than Shwe.
Intimement convaincu qu'il ne peut exister de création ou de progrès sans une réelle liberté, nous avons donc choisi pour ce 1er billet de saluer à notre façon cette héroïne qui au delà des soutiens, politiques, artistiques, intellectuels, qu'elle a pu recevoir au long de sa vie de dissidente, aura certainement une pensée pour les milliers d'internautes qui l'auront encouragé ou soutenu et pour cette toile qui au delà des frontières et des interdits, se tisse inexorablement, et qu'à notre façon nous souhaitons toujours libre.
11/13/2010 09:47:00 PM
Unknown
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